Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 22:57
Bérénice Bejo & Jean Dujardin. Warner Bros. FranceAvant l'arrivée du Technicolor, du cinémascope, du Dolby, et, à fortiori de la 3D : Michel HAZANAVICIUS (dont le frère Serge apparaît dans le film) nous plonge dans une époque révolue. A l'aide d'un procédé ancien, le format 1.33, le réalisateur des deux OSS 117 nous immisce au coeur de la déchéance d'un artiste, Jean DUJARDIN, impeccable, et d'une époque : le cinéma muet. Alors qu'aujourd'hui, les procédés techniques se multiplient pour nous séparer de l'information, le metteur en scène met à l'honneur, en quelques cartons, un moyen d'expression qui se suffit à lui-même, comme ce fut le cas durant l'âge d'or de ce style cinématographique jusqu'à sa disparition en 1927. Mais, même aujourd'hui, on en vient à se demander comment nous allons pouvoir regarder des films parlants. L'initiative (auquel s'est adjoint le producteur Thomas LANGMANN) est excellente.

Simple, sobre, en un mot : sublime.

Une passion anime le réalisateur depuis ses débuts, que ce soit au temps de La classe américaine (melting-pot de films détournés avec les plus grandes stars d'Hollywood), ou des deux OSS 117 précités : faire revivre le septième art d'antan. Le métrage transpire clairement un amour du cinéma. Classe, simplicté, austérité (parfois) mais comme à la bonne époque, celle où l'image supplantait le son.

Deux reproches : Bérénice BEJO surjoue et la descente aux enfers de DUJARDIN se prolonge trop sur les 1h40 du métrage.

Mais revenons ensemble sur les acteurs du film, Jean DUJARDIN (Prix d'interprétation amplement mérité) et Bérénice BEJO (merveilleuse Peppy Miller) font le show. Cours de claquettes à la clé !

Jean Dujardin. Warner Bros. France 3 scènes retiennent l'attention :
- le rêve de George Valentin où le parlant vient annoncer sa carrière fléchissante
- la scène du chien (quel dressage : un personnage à part entière !) sauvant indirectement son maître des flammes
- la découverte des objets après la mise aux enchères chez Peppy MILLER, venu à son chevet

Évidemment, quelle autre manière que de terminer le film sur l'apparition du parlant : « Cut », et autes « rolling camera ». S'adjuger les services de la crème de l'actorat français, James CROMWELL et John GOODMAN c'est vraiment la classe américaine !



Publié dans : En salles
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