Partager l'article ! Piqûre de rappel: A l'origine, il y avait la série Le Frelon vert. Elle ne dura qu'une seule saison, en 1967, mais contenait une spécif ...
A l'origine, il y avait la série Le Frelon vert. Elle ne dura qu'une seule saison, en 1967, mais contenait une spécificité : l'acolyte y occupait une place prépondérante par rapport au personnage principal. Et pour cause, si ce "héros" était interprété par Wan WILLIAMS, son side-kick apparaissait sous les traits Bruce LEE. Cet acteur sino-américain n'en était alors qu'aux balbutiements de sa carrière mais fit immédiatement sensation, devenant l'attrait principale du programme télévisé. 26 épisodes plus tard, The Green Hornet est passée à la postérité et s'autorise même quelques crossovers, notamment avec la série télévisée Batman de 1966. Le jour, le séduisant Britt Reid est directeur du journal Daily Sentinel. La nuit, il devient le Frelon Vert, un impitoyable justicier masqué qui combat le crime en compagnie de son fidèle Kato.
C'est évidemment la trame conservée par Michel GONDRY pour son adapatation avec Seth ROGEN, dans le rôle du fils qui hérité de l'organe de presse de son défunt père (Tom WILKINSON), après son obscur décès suite à une piqûre d'abeille. ROGEN (vu chez les productions de Judd APATOW) s'est triplement investi sur le projet : acteur, scénariste et producteur éxécutif. Ajoutez à cela une perte de 20 kilos. Pour son fidèle complice, le metteur en scène lui adjoint Jay CHOU, vu dans La Cité interdite de Zhang Yimou. La toujours bien conservé (dans son Automne !!) Cameron DIAZ vient prêter main forte au quotidien en perte de véracité editoriale malgré son indépendance, suite à une affaire de corruption avec un procureur avide de réelection à tous prix.
Christopher WALTZ a sans nul doute, une grosse part de la gelée royale dans ce long-métrage. Avec un accent à couper au couteau, un humour volontairement grotesque, son personnage de "Chudnofsky" est piquant. Après Inglorious Basterds, l'acteur n'a plus besoin de confirmer son talent. A noter les apparitions de James FRANCO (clair comme de l'eau de roche, pas comme aux Oscars !) et Edward FURLONG (en grande forme physique et morale...).
On a connu GONDRY plus inspiré, notamment pour les White Stripes, qui sont d'ailleurs présents sur la bande son. Les effets de styles du prodige français sont là : jeu avec les décalages d'objets, la progression temporelle des scènes. L'amour du matériau de base transpire et quelques moments sont savoureux : la bagarre entre les comparses et l'arrivée finale au journal, pour ne citer qu'eux.
ROGEN et Evan GOLDBERG (scénariste chez APATOW) signe un scénario malin et savoureux. Passé succesivement entre les mains de Kevin SMITH et Stephen CHOW (Shoalin Soccer), le film aura mis quinze ans pour sortir du "developpement hell". Le succès relatif du métrage au box-office (proposé une fois de plus avec une inutile 3D) ne doit pas vous rebuter. Et que dire de ce générique de fin, hommage comics avec forcément la musique du générique de la série originelle. Piqué au vif ? Non... Mais une sérieuse envie de butiner ce blockbuster mainstream sans prétention...
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