Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 11:54

Henry Cavill. Warner Bros. France

Après cinq films et huit séries télévisées, Superman reprendra son envol sur grand écran en 2013, sept ans après un retour en demi-teinte par Bryan Singer. Le projet de la dernière chance pour l'enfant de Krypton...

Depuis quelques heures, les fans de l'homme d'acier sont en ébulition : une première photo du prochain Superman vient d'être dévoilé sur la toile... On y aperçoit Henry Cavill, nouvel héritier du rôle, dans un costume sombre mais fidèle à la tradition, avec un "S" protubérant sur la poitrine. L'image est icônique à souhait et ne pas manque de relancer les attentes placé en Zack Snyder, catapulté réalisateur du projet.
Il faut dire que depuis le semi-échec de Superman returns en 2006, le héros aux collants n'a plus tellement la côte au cinéma. Et pourtant, la suite en forme d'hommage de Bryan Singer n'avait rien de désohorant. Au contraire, le metteur en scène y dévoilait toute sa passion pour le personnage et son amour du premier opus, réalisé en 1978 par Richard Donner. Un esthétisme certain, un amour du cinéma d'antan, mais un rythme sans doute trop lent pour les exigences d'aujourd'hui. Plutôt que de verser dans la pudibonerie holywooienne ambiante qui a souvent accoucher de plusieurs navets (Daredevil, Ghost rider, X-Men 3, pour ne pas les citer), Synger place le héros dans une atmosphère posée, fidèle mais trop peu incisive. Plus que de se démarquer des adaptations, jouer la carte de la figure christique a eu tendance à le marginaliser. Superman ne peut alors plus rivaliser contre les assauts des héros Marvel (notamment Spider-man) et même son compatriote Batman, glorieusment rebooté un an plus tôt.
Il faut également avouer que le héros crée par l'écrivain Jerry Siegel et l’artiste Joe Shuster accusait déjà un sérieux déficit "hype" auprès du public, et ce malgré la série Smallville.



Publié dans : En tournage
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 00:07

Paramount Pictures France Jon Favreau était-il l'homme de la situation pour réaliser Iron Man en 2008, nul ne pouvait le prévoir. Et pourtant, ce blockbuster en puissance a satisfait et même dépasser les attentes de tous les geeks, nerds, ou spectateurs lamba. Un modèle de fun, d'équilibre, sur les fondements de la création d'une des plus illustres figures de la galaxie Marvel. Un doute vite levé donc dès les premières images projetées au Comic Con de San Diego en août 2007, devant un partère de fans ultra réceptif et preque en transe. Il faut dire que le bonhomme s'était préparé en réalisant Zathura quelques années plus tôt (espace, univers fantastique).

8 mois plus tard, sortie mondiale et consécration immédiate par la communauté : fidélité étonnante au matériau d'origine, choix évident de Robert Downey Jr., alors en pleine rennaissance après Kiss kiss, bang bang, tout comme Jeff Bridges, étonnant Obadiah Stane. Puis Gwyneth Paltrow qui est décidément un choix parfait. Une femme moins agée, du style d'Anne Hathaway ou Jennifer Garner aurait été bien moins pertinente pour incarner la pétillante Pepper Potts. Le prix de l'expérience. La progression de la Mark I à la Mark III, l'équilibre était parfait.

Mickey Rourke. Paramount Pictures France Suite oblige, on s'attend aux ingrédients habituels dignes d'une suite : plus fort, plus haut; plus vite. Des valeurs d'athlétisme qui se retrouvent ici quelques peu chahutées. Et pourtant, un renfort de nouveautés vient agrémenter le jeu : le grand Sam Rockwell (splendide dans Moon), Scarlett Johansson et bien sûr Mickey Rourke, revenu d'entre les morts grâce à Sin City et surtout l'excellent Wrestler. Mais la sauce, certes bien préparée, ne prend pas. Êvidemment, la scène à Monaco est le clou du film, avec la version malette de l'armure et le petit plaisir de Jon Favreau, acteur de sauver son héros. Autre morceau de bravoure, le combat final dans un jardin japonais et enfin l'entrée en jeu de War Machine (Don Cheadle, remplaçant de Terrence Howard, jugé trop molasson à l'écran et conflictuel sur le plateau). Mais finalement, comme au temps du premier volet, l'équilibre entre scène d'exposition et scène d'action est maintenu, même si le réalisateur a décidemment du mal avec les scènes spectaculaires, manque d'expérience, sans doute... La séquence post générique avec Thor annonce plus que jamais la venue des Avengers en 2012...




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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 22:49

Woody Harrelson. Metropolitan FilmExport Mickey et Mallory Knox. Deus energumènes en guerre contre une certaine idée de l'Amérique. Envers et contre tous, ils dézinguent les fondements du pays de l'Oncle sam. Oliver Stone filme en grand angle, en couleurs et en noir ét blanc, cette anarchie qui laisse pantois (ou suréxcités, c'est selon). En effet, rarement pays n'aura été tant brocardé en 118 minutes. Robert Downey Jr. (alors en pleine descente aux enfers pré-Ally Mc Beal) et Tommy Lee Jones font preuve d'un talent indéniable pour villipander les valeurs du nouveau monde. On peut toujours s'interroger sur la nécessité d'une telle démarche mais Stone percute et fait évoluer les consciences d'une Amérique bouffée par son capitalisme exacerbé. Que faire quand on a une caméra dans les mains et une idée folle de destruction envers les Etats-Unis et son modèle socio-économique dans sa globalité et son inexorable âpreté.

Tommy Lee Jones. Collection Christophe L. Après Platoon en 1987, JFK en 1992, puis Entre ciel et terre en 1994, le cinéaste parle mieux que personne de son pays et invite Woody Harrelson et Juliette Lewis a le suivre dans sa démarche auto destructrice. Bonnie & Clyde ont mal tourné. Gachettes au point, ça va faire mâle (et femelle). Si la scène de la prison restera dans les annales, celle de l'éxécution finale vaut son pesant de poudre... A l'heure où Stone sort son Wall Street 2 en vidéo, on est loin, très loin de sa verve destructive. Un jour, peut-être, retrouverons nous le grand réalisateur qu'il a su être par le passé. On est en droit d'attendre d'un metteur en scène de cette trempe autre chose qu'une vision mièvre telle que celle entrevue dans World Trade Center, summum de mauvais goût, où Cage et Michael Pena passaient trois plombes sous les décombres, à refaire le monde. Mais après tout, le monde est Stone...



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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 16:57

Chers internautes, lecteurs de ce blog, nous n'alllons pas parler de cinéma ici mais bien de la réalité. Celle de la vie quotidienne. Nous, citoyens du monde, êtres humains avec notre éthique, nos joies, nos défauts, nos envies...

Un site énorme est en train de voir le jour et vous, lecteurs privilégiés de ce moment historique, allez découvrir qu'en ce monde les valeurs d'humanité, de fraternité et de générosité n'ont jamais été aussi fortes.

Vous n'êtes pas seuls, nous sommes.




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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 16:50

Leonardo DiCaprio. Warner Bros. France Cobb est spécialiste dans un genre très particulier d'espionnage, celui de l'esprit. Son but : extraire des idées dans le cerveau d'un sujet en plaçant celui-ci dans un sommeil forcé. En effet, son travail consiste à extraire les secrets du subconscient de ses "patients". Explications : on administre à la personne un sédatif ultra-puissant, injecté par une machine reliée à la personne. Après une tentative échouée d'extraction, cet espion de l'esprit reçoit une étrange proposition : faire l'inverse. Il s'agit en effet d'implanter une idée dans le subconscient d'un sujet afin de le convaincre de démanteler l'entreprise de son défunt père : pratiquer une inception. A la clé, le retour dans son pays natal duquel il est banni depuis trop longtemps : les Etats-Unis.

Joseph Gordon-Levitt. Warner Bros. France Pour cela, il faut : un extracteur, ici implémenteur, Cobb (Leonardo Di Caprio, encore une fois parfait après Shutter Island), un faussaire (Tom Hardy), un architecte (la craquanate Ellen Page), un gestionnaire (Joseph Gordon-Levitt) et un chimiste (Dileep Rao). Le sujet est placé dans le rêve, y dévoile ses secrets (qui peuvent être cachés dans dans des lieux sécurisés), il peuple le rêve avec son subconcient (les personnes sont des projections de son "moi") mais c'est l'architecte qui "construit" le monde.

Joseph Gordon-Levitt, Leonardo DiCaprio et Tom Hardy. Warner Bros. France Après The Dark Knight, Christopher Nolan réusssit l'impossible. Ce film, qui n'est ni un remake, ni une suite, ni une adaptation de bande dessinée a glané près d'un milliard de dollars à travers le monde dans une période plus propices aux blockbusters décérébrés qu'aux films cérébraux de cet acabit. Il faut dire que le metteur en scène prodige de Following, Memento et Insomnia a mis dix ans pour concrétiser ce projet, le peufinant chaque fois qu'il le pouvait, et élevant ses ambitions à la hausse
d'années en années. Le résultat est simplement bluffant de maîtrise et de dextérité narrative. Ralentis, apesanteur et variation temporelle ne peuvent sortir que du cerveau d'un génie comme Nolan. Voici peut-être le paradoxe du film, le réalisateur extrait de son subconscient le meilleur qui soit. Réalité et rêves se mêlent sans jamais que le spectateur ne soit perdu. L'idée visionnaire du temps décalé, du montage simultané et des lymbes sont des preuves indéniables du potentiel intellectuel du cinéaste. Maintenant qu'il a la Warner Bros. à ses pieds, Nolan a le champ libre pour nous pondre un The Dark Knight Rises du feu de Dieu (en intégral IMAX, soyons fou !) et a même été appellé en renfort sur le Superman que nous prépare Zack Snyder en tant que consultant. Et n'oublions pas son frère, John, co-scénariste sur plusieurs films comme Terminator Renaissance. C'est donc de famille.

Ellen Page et Leonardo DiCaprio. Warner Bros. France N'oublions pas (cocorico !) la prestation ultra touchante de notre Marion Cotillard nationale, au sommet de son art et de sa beauté, troublante de classe, d'ambiguité et de folie. Si l'univers "James Bond rencontre Matrix" (très justement qualifié par Rolling stone) s'inspire très largement de Paprika, Avalon et Philip K. Dick, le réalisateur y instillle son propre style. La chute du van qui dure les 45 dernières minutes du film restera longtemps dans les esprits. Mais le véritable tour de force du film réside dans les rêves imbriqués. Nul avant lui n'avait rendu le concept du songe aussi limpide, même Cronenberg pour Existenz ou Michel Gondry pour Eternal sunshine of the spotless mind. Il crée les strates de son univers, de sa propre réalité et soulève l'audience. Preuve qu'on peut faire un film à 150 M$ intelligent et intelligible.

En attendant, la toupie de Cobb tourne-t-elle toujours ?



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